La location d’un piano et sa préparation – Modus vivendi

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L’une des fiertés de l’entreprise est son service de location d’instruments. Oliver Esmonde-White et son personnel le prennent donc très au sérieux, au point de miser leur réputation comme l’un des meilleurs fournisseurs de services dans le domaine.

Lorsqu’un client (gérant de salle ou diffuseur de concerts par ex.) vient frapper, un processus d’identification des besoins recherchés s’ensuit : Quel son recherche-t-on ? Quelle est la touche convenant le mieux à l’espace ou aux goûts de l’artiste ? Quel est le budget réservé à cette fin ? La grande expérience des techniciens leur permet de traiter rapidement des demandes de tous les genres. Ils se font même un plaisir d’accueillir les intéressés sur place pour faire des bancs d’essai dans la salle d’exposition de l’atelier.

Ceux qui pensent que la location d’un piano se résume à un service de livraison d’instrument sur commande devraient se raviser, car chaque instrument doit être minutieusement préparé en atelier d’abord.

Réglage des marteaux (harmonisation)

« C’est un éternel recommencement ! », lance M. Esmonde-White, « car on doit refaire le même processus au grand complet à chaque fois. » Règle générale, cela prend trois heures en moyenne, mais davantage dans le cas d’un examen complet. Deux fois l’an, l’instrument est soumis à pas moins de 46 opérations en trois jours pour le mettre dans un état tout comme neuf.

Mis à part ce travail perpétuel, il y a aussi certaines frustrations avec lesquelles les techniciens doivent composer. Selon M. Esmonde-White : « Il y a des aspects de la technologie du piano qui ont reculé depuis les trente dernières années. Je pense ici aux feutres utilisés pour les points de pivots, ceux-ci sont faits de cachemire. La qualité n’est plus la même de nos jours et cela est dû, apparemment, à des réglementations américaines concernant les produits chimiques utilisés dans le procédé de feutrage. C’est un sujet de discussion permanente dans les ateliers de piano… On peut s’en plaindre comme on veut, mais on doit se résoudre à tirer le meilleur parti de cette situation, du moins jusqu’à nouvel ordre. »

Pour revenir à la préparation habituelle, elle suit une routine bien établie. La première heure est consacrée au réglage minutieux de la mécanique. Suit alors la vérification du pédalier pendant une demi-heure. Le but de cette tâche est de faire reposer correctement les touches du clavier en veillant à supprimer tout bruit indésirable qui peut survenir en cas de déréglage. La séance se termine par la mise au point du positionnement des marteaux, l’harmonisation et l’accord de l’instrument.

Le Klavier-Roller et son basculeur (médaillon)

Une fois prêt, l’instrument passe à la livraison. Piano Esmonde-White jouit d’un singulier avantage ici, car elle est le seule entreprise en Amérique en ce moment qui se sert du robot KLAVIER-ROLLER (voir image ci-contre). Unique en son genre, cet appareil révolutionnaire permet de déplacer des instruments efficacement et rapidement. Après avoir défait les pattes, le piano est monté au moyen d’un appareil adjuvant au robot, le basculeur. De l’atelier au monte-charge et à notre camion de livraison stationné dans un baie intérieure de l’édifice, tout se fait en un tournemain, et ce, en toute sécurité pour l’instrument et à un effort beaucoup moindre pour notre employé, spécialiste en livraison.

D’autres précautions sont aussi prises, notamment durant la saison hivernale. Il arrive parfois qu’un instrument doit être chargé la veille, par exemple pour une livraison aux petites heures du matin ou un voyage en région. Sous de telles conditions, il n’est pas rare de recouvrir la housse protectrice d’une pellicule plastique, non pas comme simple protection, mais aussi comme moyen de conserver l’humidité à l’intérieur de l’instrument. Par ailleurs, le camion de livraison est doté d’un système de chauffage assurant une température et une humidité constante pendant le transport.

À l’arrivée, tout le processus décrit ci-dessus est repris en ordre inverse. Une fois monté sur scène, l’instrument est prêt à jouer. Il faut noter ici que le transport ne dérègle pas un instrument et que la croyance voulant qu’il faut toujours l’accorder de nouveau est fausse – mythe que l’on doit mettre au ban une fois pour toute !

Pose de micros

Cela dit, si l’instrument est joué avant le concert (pour une répétition ou une pratique), il est de rigueur de vérifier l’accord avant la levée du rideau. Cette règle vaut aussi dans le cas d’une location de plusieurs jours, où on le remet de nouveau en accord avant chaque prestation. Pour les enregistrements, nous avons pour location des micros haut de gamme spécialement conçus pour le piano, lesquels sont installés sur des barres transversales (v. ci-contre).

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